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Ironfall : Invasion, le nouveau jeu de Fernando Velez et Guillaume Dubail

Aujourd’hui, il n’est pas facile de se faire un nom dans le milieu du jeu vidéo. Programmeurs, musiciens, artistes… il faut souvent batailler pour gagner un semblant de popularité auprès des joueurs. Mais à côté de grands noms, il existe un grand nombre de créateurs, ultra talentueux, qui travaillent dans l’ombre. Vous ne les connaissez sans doute pas, mais ils sont généralement capables de véritables prodiges. C’est le cas de Fernando Velez et Guillaume Dubail, deux concepteurs qui ont souvent mis de véritables « tatanes » à bon nombre de studios.  Si l’on en parle aujourd’hui, c’est parce qu’ils sont à l’origine d’un tout nouveau jeu sur Nintendo 3DS : Ironfall : Invasion, un TPS assez impressionnant signé par leur studio VD-DEV.

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Tout commence en 1992 avec Jim Power, un shoot’n run édité par Loriciel et développé par Digital Concept. Déjà à cette époque, la force du titre se trouve dans ses graphismes, absolument sublimes. Ultra fouillés, les décors sont variés, le gameplay est ultra plaisant et les musiques du grand Chris Hülsbeck sont parfaites.  Le jeu sera adapté sur plusieurs supports, dont l’Atari ST, le PC, la Super Nintendo et même la PC Engine.  Par la suite, les deux hommes vont être amenés à travailler sur de nombreux jeux Game Boy et Game Boy Color : Lucky Luke, le Cauchemar des Schtroumpfs, le surprenant V-Rally, Bug & Lola Bunny, Carote Crazy, Wacky Races (les Fous du Volant), Test Drive – Le Mans ou encore SuperCross Freestyle. Déjà sur Game Boy, Fernando Velez et Guillaume Dubail sont parvenus à mettre en place un moteur absolument ahurissant, avec une simili-3D et une animation fluide en toutes circonstances.  Déjà sur 8 bits, la claque est totale, mais c’est sans commune mesure avec ce qu’ils vont parvenir à faire sur Game Boy Advance…

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En 2002, soit dix ans après Jim Power, Fernando Velez et Guillaume Dubail livrent une adaptation fantastique de V-Rally 3 sur Game Boy Advance. Exploitant la console comme peu de développeurs sont capables de le faire (même Nintendo a été très impressionnée), ils mettent au point un véritable moteur 3D pour la portable. Et là, à l’inverse de toutes les tentatives déjà essayées par d’autres développeurs, le résultat est probant !  Avec son menu entièrement en 3D et ses véhicules magnifiquement dessinés, V-Rally 3 met une claque à tous les possesseurs de Game Boy Advance. En jeu, l’impact est décuplé grâce à une animation au top, un fun immédiat et des sensations excellentes.  Pour une portable comme la GBA, le résultat est juste incroyable. Les joueurs et la critique ne s’y trompent : V-Rally 3 est considéré comme le meilleur jeu de caisse sur le support ! Même aujourd’hui, en 2015, c’est un régal !

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Poursuivant sur leur lancée, les deux créateurs reviennent en 2003 avec l’adaptation de Suntman, le jeu mélangeant course et cascades.  Le moteur 3D a encore été optimisé pour un rendu encore plus impressionnant, avec même la modélisation du mec qui fait le briefing avant chaque séquence. Techniquement, le rendu est assez dingue, même si on ressent, un peu à l’instar de V-Rally 3, une certaine lenteur. Il faut vraiment avancer dans le jeu pour obtenir des véhicules plus puissants.  Très varié visuellement, et fun à parcourir, Stuntman est une sacrée surprise sur GBA et fut, une nouvelle fois, fort bien accueillie.

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L’année d’après, Fernando Velez et Guillaume Dubail, signent l’adaptation d’Astérix & Obélix XXL sur Game Boy Advance.  Cette fois, le moteur 3D est utilisé dans le cadre d’un jeu d’action/plateforme et le rendu et l’animation sont assez stupéfiants. On se déplace en totale liberté avec Astérix et Obélix et les décors ont le mérite d’être très variés et colorés.  Alors oui, ça pixellise un peu par endroit, y a des petits bugs et la répétitivité de l’action peut lasser mais le résultat est quand même de grande qualité. Les deux hommes, jamais à court d’ambition, adaptent en 2005 Driv3r sur la portable de Nintendo. Cette fois, le challenge est de taille puisque le jeu d’Atari/infogrames s’apparente à une espèce de GTA-Like, avec la possibilité de piloter plusieurs types de véhicules, de se déplacer à pied et d’effectuer des missions dans un monde ouvert. Sur GBA, le défi semble insurmontable, et pourtant… La 3D, l’impression de se déplacer en totale liberté en ville et l’animation forcent le respect. Le rendu est excellent et prouve que  la GBA peut encore surprendre. Malheureusement, les joueurs auront du mal à pardonner la jouabilité capricieuse et le côté bancal de l’aventure.

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Pendant quelques années, Fernando Velez et Guillaume Dubail vont rester discrets jusqu’à l’arrivée, en 2009, d’un titre très ambitieux sur Nintendo DS : Cop The Recruit. Ce GTA-Like, bien que manquant de personnalité, sidère les joueurs par sa réalisation technique. Tout en 3D, le jeu affiche une modélisation impressionnante de New York : rues animées, missions à pied et en voiture, animations fluides… c’est une claque !  Et cette fois, à l’inverse de Driv3r, la jouabilité est épaulée par une 3D plus stable (DS oblige, il y a plus de puissance que sur GBA) et cela s’en ressent dans les mouvements du personnages et des véhicules. Avec un peu plus de personnalité, Cop the Recruit aurait pu être un indispensable de la console portable de Nintendo ! Vraiment une prouesse !

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Et depuis ? Et bien, Fernando Velez et Guillaume Dubail, rejoint par Frederic Zimmer, ont décidé de s’attaquer à la 3DS.  Cela s’appelle Ironfall : Invasion et c’est sorti le 13 février dernier. De quoi s’agit-il concrètement ? D’un jeu d’action en vue à la troisième personne, façon Gears of War, avec système de couverture et grosses pétoires. Autant le dire clairement, avec la 3DS, les créateurs du jeu se sont fait plaisir ! Techniquement, le rendu est impressionnant une nouvelle fois ! En dépit d’une modélisation des personnages assez sommaire, il faut bien reconnaître que les décors et les effets spéciaux sont d’une précision chirurgicale.  C’est surtout vrai d’un point de vue technique, car Ironfall : Invasion manque de personnalité visuelle. Et ça manque aussi pas mal de couleurs.  Heureusement, le jeu se rattrape par un gameplay très efficace, même s’il ne réinvente rien par rapport aux jeux du genre. On peut se planquer, tirer, recharger, changer d’arme, appuyer sur le bouton d’un ascenseur, choper des items, etc.  On peut également utiliser le stylet mais celui-ci n’est pas indispensable. Le solo est assez classique dans son déroulement et les ennemis, les Dyxides, n’ont vraiment aucun charisme mais ça fait le job ! En fait, pour pleinement apprécier IronFall : Invasion, il faut se tourner du côté de son multijoueur. Alors oui, l’ensemble est assez basique mais tout de même, quelle panade de pouvoir jouer en ligne à un TPS au fond de la couette ! IronFall : Invasion est proposé à un tarif de  20 euros pour l’ensemble, sinon vous pouvez débourser 9,99 euros pour la campagne et le même tarif pour le multi. Vraiment un petit jeu sympathique et qui mérite qu’on s’y attarde, malgré sa direction artistique très basique. Mais ces gars-là, même en petit nombre, livrent quand même des jeux bluffants.

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