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Test : Battlefield Hardline

Petits, nous avons tous joué aux gendarmes et aux voleurs. Munis d'un pistolet en plastique, on s'éclatait à utiliser notre environnement naturel pour traquer des cambrioleurs-potes. A cette époque, il nous en fallait peu pour nous croire en plein film hollywoodien avec explosions, courses poursuites et cascades à la Rémy Julienne. Ouais, c'était le bon vieux temps ! Aussi, avec Battlefield Hardline, difficile de cracher sur cette promesse de nous faire vivre une confrontation entre les Forces de Police et les criminels. Surtout, que pour une fois, le solo est plutôt sympa avec son format épisodique, façon série policière.

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Nick Mendoza, c’est le nom du gars que l’on incarne. D’origine mexicaine, cet homme, après un passé douloureux, est devenu flic afin de faire régner l’ordre et la justice. Mais il va vite se rendre compte que les pourris ne sont pas toujours du côté que l’on croit.  Au cours de son périple, qui dure entre 8 et 10 heures tout de même (une vraie bonne durée de vie donc), l’officier va faire la connaissance de la belle et sexy Khai et visiter un grand nombre d’environnements (de ce côté-là, on est plutôt servis en matière de variété et ça fait plaisir) pour trouer tout ce qui passera devant son viseur. Enfin, trouer, c’est vite dit. En effet, Battlefield Hardline a le mérite de ne pas toujours nous envoyer au charbon. Selon les séquences, et elles sont assez nombreuses à laisser le choix, vous pouvez y aller de manière frontale ou au contraire prôner la bonne vielle méthode de l’arrestation. Pour ce faire, il suffit de se rapprocher de l’individu et d’appuyer sur la touche correspondant à l’interpellation « Plus un geste ». Ensuite, il suffit de tenir en joue l’ennemi (en prenant soin de les cibler à tour de rôle s’ils sont plusieurs) pour lui passer les menottes. Cette approche, très intéressante, évite les carnages et ravira les amateurs d’infiltration. Seul bémol : l’IA, souvent foireuse, fait que des mecs situés à deux mètres de là ne vous entendront pas beugler et vous pourrez donc menotter tranquillement leurs collègues. Le fameux syndrome du radar qui limite le champ de vision des gardes…

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La campagne solo est très efficace et se laisse suivre avec plaisir, comme une bonne série policière.

Les Ripous 4

Mendoza a beau être rusé, il se fera parfois avoir à son propre jeu. Le scénario est bien pensé, même si les dialogues sont assez clichés, tout comme chacun des personnages. L’histoire n’en demeure pas moins intéressante, avec de vrais bons moments de montée d’adrénaline. Pour les séquences d’action, vous pouvez faire confiance aux gars de Visceral Games. Bon, en revanche, on sent quand même qu’ils ne sont pas habitués aux jeux de bagnole. Les courses-poursuite sont souvent à la ramasse et on ne parle même pas des collisions absolument catastrophiques.  On aurait aussi aimé que l’impression de vitesse soit plus nerveuse. Pour un peu, on se croirait dans une 4L un dimanche matin avant d’aller à la cueillette aux champignons.  Heureusement, le jeu se rattrape avec quelques idées bien pensées. Outre les arrestations, Nick peut, à de nombreuses reprises, utiliser un scanner qui lui permet de détecter toute activité humaine mais aussi et surtout de multiples preuves. En fouinant les environs, vous découvrirez ainsi bon nombre d’éléments visant à faire avancer votre enquête.  Chose aussi hyper importante : c’est ce fameux scanner qui vous permet de détecter les satanées alarmes. Un bon conseil, il est préférable de les désactiver sous peine de se farcir un gratin supplémentaire de messieurs qui veulent faire « ami-ami » avec vous. En tout cas, avec sa campagne rythmée, Battlefield Hardline nous astique le sourire… sans forcément être exempt de défauts.  A noter la bande son dynamique et les voix françaises plutôt efficaces ! Whoooo, whooo, Assassins de la Police, Whoooo, whooo…

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Une mission très prenante où votre but est d’échapper aux patrouilles de Police. Et c’est pas si simple…

Moins fouillé et net que Battlefield 4

Bon, ceci dit, c’est vraiment pas la fête techniquement. En dehors des modélisations correctes et des jolis effets visuels, ça sent un peu le renfermé tout ça.  Il y a quand même un bon paquet de textures cradingues et les baisses de frame rate sont présentes.  Rajoutez à cela ces bons vieux compères qu’on appelle clipping et aliasing et vous obtenez un clafoutis que vous auriez oublié dans le four parce que trop occupé avec madame (vous, pas le gâteau).  Merde, c’est quand même un Battlefield, on aurait aimé que l’ensemble soit plus relevé. Avec ses 900p sur PS4 et son petit 720p sur Xbox One, ce Hardline, c’est un peu comme la formidable éclipse du jour… mais qu’on n’a pas vu à cause du temps gris sur une bonne partie de la France.  Mais bon, dans le feu de l’action, on oublie un peu tout ça. Il n’empêche que le jeu paraît moins impressionnant que BF4 et loin d’un GTA par exemple (en terme de densité et d’effets visuels).

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Le scanner permet de trouver les cibles et les preuves pouvant être intégrées au dossier.

Un multi arcade et sans temps mort

En multi, c’est un peu du pareil au même mais à 64 joueurs sur une map, y a tout de même de quoi s’éclater sévère. Comme dans tout Battlefield qui se respecte, il y a pas mal de véhicules (beaucoup moins d’hélicos en revanche) et la conduite est honorable (et améliorée par rapport à BF4). Dommage, encore une fois, que la sensation de vitesse… soit vraiment misérable.  Après, en tant que spin-off, Hardline a le mérite d’être nerveux, avec ses cartes plus restreintes, sa visée assistée et son rythme ultra speed.  Les modes de jeu ont le mérite d’être vraiment classes, avec des thématiques variées. Le braquage porte bien son nom, puisqu’en fonction de votre position, vous devez voler un butin ou au contraire le protéger, tout en empêchant les criminels de s’échapper. Une variante du braquage est aussi présente avec Argent Sale, où il faut cette fois se disputer un énorme magot.  Le mode Sauvetage avec ses otages rappelle un peu Counter Strike tandis que la Poursuite Infernale est avant tout basée sur les véhicules. On retrouve aussi les fameux modes Conquête inhérents à la série ou le classique match à mort en équipe.

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Dans le multi, les hélicos sont présents mais ne sont plus d’un grand intérêt.

Conclusion du rédacteur : BON

Sale temps pour les flics et les malfrats. La série Battlefield, avec Hardline, s’offre une petite bouffée d’air frais. Exit les soldats, place aux menottes, aux braquages et à un solo qui a le mérite de nous sortir de la routine des FPS. Grâce à un retard salvateur, Visceral Games est parvenu à rendre une copie plutôt correcte, renforcée par un multi prenant et assez complet.  Pour une fois qu’on nous offre quelque chose de différent, on va quand même pas se mettre à gueuler. Même si, techniquement, c’est loin d’être la joie. Par contre, on apprécie vraiment la replay-value du solo (avec différentes approches à essayer) selon les missions. Pas mal tout ça !

La lecture charge le lecteur YouTube.

Points forts :

  • Le concept
  • Solo et multi solides
  • Durée de vie
  • Contenu global

Points faibles :

  • Techniquement faible
  • Certaines textures indignes de la next-gen
  • Des ralentissements
  • Musicalement, faut aimer…

Moyenne des notes de la presse française :

Éditeur : Electronic Arts – Développeur : Visceral Games – Support : Xbox One – Date de sortie : 19 mars 2015

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