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Test Marvel’s Wolverine : Insomniac sort les griffes

Après Spider-Man, Insomniac Games s’attaque au plus sauvage des X-Men. Combats brutaux, Logan magnifiquement incarné et réalisation de premier ordre : Marvel’s Wolverine est un blockbuster efficace, plus linéaire que ses aînés.

Logan face aux Reavers, la milice de mercenaires cybernétiques. © Insomniac Games / Sony Interactive Entertainment

C’était l’un des jeux les plus attendus de la PS5. Après deux Spider-Man acclamés, Insomniac Games s’attaque au plus sauvage des X-Men. Marvel’s Wolverine, sorti le 15 septembre en exclusivité sur PS5, a réussi son lancement : numéro un des ventes aux États-Unis en septembre et meilleur démarrage physique de Sony au Royaume-Uni cette année. Logan est de retour, et il n’est pas venu pour discuter.

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Logan, sans filtre

L’histoire est originale. Logan se lance sur la piste d’un groupe de mutants capturés par les Reavers, une milice de mercenaires cybernétiques, qui doivent être livrés à l’industriel Bolivar Trask. Pour les libérer, il réintègre la Team X, qu’il avait quittée trois ans plus tôt, et fait équipe avec Jean Grey. L’aventure le mène du Canada à Madripoor et à Tokyo, avec en chemin quelques vieilles connaissances, de Dents-de-Sabre à Lady Deathstrike, en passant par Mystique, Omega Red et la Main.

Jean Grey, les yeux et les mains illuminés de violet, déploie sa télékinésie
Jean Grey, partenaire de Logan dans cette aventure. © Insomniac Games / Sony Interactive Entertainment

C’est la grande réussite du jeu : sa caractérisation. Liam McIntyre prête à Logan une voix rocailleuse et une présence formidables, la rivalité avec Dents-de-Sabre fait des étincelles et la relation avec Jean Grey donne au récit une vraie charge émotionnelle. Les échanges entre personnages sont excellents, et la version française a elle aussi été saluée.

Des griffes et de la rage

Le combat est un corps à corps féroce. Griffes, coups de pied, frappes critiques, exécutions et attaques en duo avec Jean : Logan découpe ses ennemis avec une brutalité que la série Spider-Man ne permettait pas. Jusqu’à quatre techniques spéciales rechargeables peuvent être équipées, et une jauge de Rage à trois paliers alimente son facteur auto-guérisseur et l’aptitude Last Stand, qui le relève quand il tombe. Des dizaines d’Adaptations, des aptitudes passives, permettent d’ajuster son style, et certains ennemis bloquent les pouvoirs, obligeant à se battre sans pouvoir se soigner.

Wolverine bondit griffes en avant sur un mercenaire au bras cybernétique dans une forêt enneigée
Un combat au corps à corps brutal et sans temps mort. © Insomniac Games / Sony Interactive Entertainment

Les boss sont intenses, les finishers généreux en effets sanglants, et des séquences scriptées spectaculaires, comme les poursuites à moto ou les combats sur les camions d’un convoi, viennent relancer l’action. Pour les âmes sensibles, le sang et les démembrements peuvent être désactivés.

Plus linéaire que Spider-Man

Contrairement aux Spider-Man, Wolverine n’est pas un monde ouvert. C’est une aventure linéaire, dans la lignée des grands jeux d’action narratifs, d’une douzaine à une quinzaine d’heures. Ce choix sert le rythme, mais il a ses limites : Tokyo et Madripoor, cantonnés à des zones restreintes, ne vivent pas autant qu’on l’aurait voulu. Et sur la durée, les combats finissent par se répéter, ce que la presse a souvent relevé. La fin, enfin, semble surtout préparer la suite.

Le contenu annexe prolonge l’expérience : les Nightmare Doors, des défis chronométrés repérés grâce aux sens de Logan, des bouteilles de whisky à flairer qui débloquent des souvenirs, des caisses de matériaux pour fabriquer des costumes classiques comme Weapon X ou Old Man Logan, et un New Game+ avec des défis notés.

Une démonstration technique

Insomniac reste l’un des meilleurs studios techniques du monde, et Wolverine le prouve : les visages, les éclairages et la mise en scène sont parmi les plus beaux de la console. Pour la première fois chez le studio, le jeu propose par défaut un mode Performance à 60 images par seconde avec ray tracing sur PS5. L’accessibilité est exemplaire, avec plus de 100 options : contraste élevé, vitesse de jeu réglable, fenêtres d’esquive et de parade élargies, et bien d’autres. Un mode photo est arrivé dès le premier jour.

Verdict

Marvel’s Wolverine n’a pas l’ampleur des Spider-Man, et ses combats auraient gagné à se renouveler davantage. Mais il remplit sa mission avec panache : Logan n’a jamais été aussi bien incarné dans un jeu vidéo, la réalisation est éblouissante et l’action, brutale et généreuse, procure un vrai plaisir. Un blockbuster efficace, qui donne envie de retrouver Logan très vite.

Fiche technique

  • Développeur : Insomniac Games
  • Éditeur : Sony Interactive Entertainment
  • Sortie : 15 septembre 2026, exclusivement sur PS5
  • Prix : 79,99 €, 89,99 € en édition Digital Deluxe
  • Durée : 12 à 15 heures pour l’histoire
  • Modes : solo

Verdict

Marvel’s Wolverine offre ce qu’on attendait de lui : un Logan crédible, des combats sauvages et une réalisation éblouissante. Plus linéaire et moins riche que les Spider-Man, il se savoure comme un film d’action généreux, porté par un héros parfaitement incarné.

On a aimé

  • Un combat brutal et jouissif
  • Logan formidablement incarné
  • Une réalisation parmi les plus belles de la PS5
  • Une histoire émouvante, avec Jean Grey
  • Des boss intenses
  • Plus de 100 options d’accessibilité
  • 60 images par seconde avec ray tracing par défaut

On a moins aimé

  • Des combats qui finissent par se répéter
  • Une structure très linéaire
  • Une fin qui prépare surtout la suite

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