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Souvenirs oubliés : Godzilla Generations (Dreamcast)

Voilà une petite rubrique qui interviendra de temps à autre (il y en aura aussi une dédiée aux jeux à faire absolument). Le jeu vidéo est brassé par un nombre incalculable de titres, de qualité très variable. Cela peut aller de l’excellent au médiocre et il n’est pas toujours facile de faire un choix. Et puis, au fil des années, il y a des jeux marquants (pour différentes raisons) qui disparaissent de nos mémoires. Celui d’aujourd’hui faisait partie du line-up de lancement de la Dreamcast sur les terres japonaises. Le 27 novembre 1998, les joueurs nippons ont pu découvrir, aux côtés de Virtua Fighter 3 TB, Pen Pen Tri-Icelon et July, un certain… Godzilla Generations.

A la manière d’un Rampage, le but est simple : il faut tout défoncer (ça plairait sans doute à Stéph’ ça ^^) ! L’idée de ce jeu, qui a un peu morflé dans la presse spécialisée il faut le dire, est d’incarner une grosse bébête pour ne laisser que des ruines derrière soi. Au départ, seul Godzilla et Mecha-Godzilla sont sélectionnables, avant d’être rejoints par d’autres gros lézards. Vous avez bien lu, il y a un Godzilla façon mécha dans le jeu. Voici la liste complète des créatures jouables :

  • Godzilla (Heisei)
  • Mecha-Godzilla (film de 1974)
  • Minilla (un bébé godzilla)
  • Godzilla (film de 1954)
  • Godzilla-USA
  • Giant Doctor Serizawa

Si j’ai décidé de vous en reparler aujourd’hui, c’est que le jeu jouit d’un certain charme mais il accumule les défauts à la pelle. Même Famitsu, le célèbre mag’ japonais, lui a collé la note de 20/40. Petit tour d’horizon :

  • L’animation (en deux étapes) est catastrophique. Même si elle est parfaitement fluide, elle est d’une lenteur abominable. On avance à deux à l’heure et enchaîner la destruction des différentes villes tient de la gageure.
  • La difficulté est risible. Si les deux premières villes à détruire ne vous poseront pas de problème, vous serez par la suite attaqué par l’armée. Celle-ci n’hésitera pas à déployer ses chars d’assaut pour vous exploser la face. Mais bon, autant dire que les ennemis font office de chiures de mouches. SPLOUT !
  • La réalisation est à des années-lumière de ce dont est capable une Dreamcast. Même si l’ensemble est net, le reste à franchement pitoyable. Les textures sont peu détaillées et tout est indigne de la console de SEGA.
  • Le gameplay est d’une profondeur incroyable. Il faut juste… tout détruire. Comme les créatures ne sont pas des modèles de vivacité et qu’elles ne craignent rien, on se fait vite ch….  Et puis, c’est quoi ces caméras à deux balles ?

Et pourtant, oui pourtant…  j’ai joué pas mal à Godzilla Generations. C’est complètement con et c’est moche, mais le charme (et l’ambiance avec la musique des films) a agit sur ma personne. Ceci dit, King of Monsters et Rampage (beaucoup plus réussis) m’avaient fait la même chose quelques années auparavant. Le jeu Dreamcast (qui proposait d’ailleurs un VMU spécial dès juillet 98) a aussi le mérite de proposer les bandes annonces (parfois hilarantes tant la réa est d’époque) des films Godzilla. Promis, la prochaine fois, je vous parle de la suite, Godzilla Generations Maximum Impact. Comment ça, non ?

Et maintenant, place aux vidéos pour découvrir ce splendide jeu !

La lecture charge le lecteur YouTube.

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