Test : Assassin’s Creed Unity – Dead Kings
Éditeur : Ubisoft / Développeur : Ubisoft / Date de sortie : 13.01.2015 / Testé sur : Xbox One
Dorian reprend du service. Soucieux d’avoir failli dans sa tâche de livrer un jeu finalisé, Ubisoft a décidé de proposer gratuitement le premier DLC d’envergure pour Assassin’s Creed Unity. Dead Kings, c’est son nom, transporte ainsi le joueur dans un univers plutôt sombre. Cette histoire, qui s’étale sur environ 4 à 5 heures, prend place à Saint Denis près de la basilique éponyme. Depuis les évènements de Unity, Arno est un assassin meurtri mais qui n’hésite pas à oeuvrer pour le compte du Marquis de Sade. La légende raconte que la basilique de Saint Denis cache une relique sacrée et le beau brun s’est donc foutu en tête de remettre la main sur l’artefact.
Contrairement à Unity, Dead Kings est beaucoup plus morose. La ville est oppressante, l’ambiance est pesante et baigne constamment dans une atmosphère suffocante. Les développeurs ont profité de cet univers sombre pour intégrer une lanterne qu’il faut réapprovisionne à l’aide d’huile trouvé sur votre parcours. Bon, dans les faits, il faut reconnaître que l’interaction avec la lanterne est assez limité. Outre le fait d’éclairer votre chemin, elle permet de faire déguerpir les bestioles qui s’approchent un peu trop de vos mollets. Dead Kings ne réinvente pas la formule, il l’enrichit tout au plus (et de manière très légère) mais a le mérite de faire intervenir un nouveau protagoniste plein de fougue : Léon. Patriote dans l’âme, il n’hésite pas à voler la vedette à Arno, qui avouons-le, paraît plus qu’effacé. On est quand même loin du charisme d’Altaïr ou d’Ezio.
Bien armé pour ne pas suffoquer
Plutôt rythmée, l’aventure offre quelques énigmes et la sempiternelle quête d’objets (notamment les bicornes de Bonaparte). Vous aurez ainsi un bon nombre de coffres à ouvrir (et la difficulté est vraiment relevée pour le crochetage) et d’autres surprises vous attendent durant ce DLC. Reste que l’aspect un peu cradingue fait qu’on se lasse vite d’explorer les catacombes, quand bien même le parcours mélange énigmes, baston et infiltration. Un peu de ciel bleu et de passages “colorés” n’auraient pas été de trop. A croire que les développeurs se sont appuyés sur la tristesse d’Arno pour créer cette zone inédite. Dead Kings n’en est pas pour autant un mauvais bougre, il se laisse apprivoiser avec ses petites nouveautés et l’une d’entre elles, le Mortier Guillotine, est plutôt intéressante. Il s’agit d’une arme à double utilisation : au corps-à-corps, sa lame est redoutable et ses tirs de mortiers, à distance, permettent de dézinguer un attroupement d’ennemis. A ce titre, les “Pilleurs” sont de piètres combattants mais peuvent s’avérer terribles lors des attaques groupées. Dans ces conditions, le Mortier Guillotine est bienvenue !
Un DLC correct
Avec sa durée de vie plus que convenable et sa gratuité, il serait dommage de passer à côté de cette expérience solo inédite. Assassin’s Creed Unity s’offre avec Dead Kings un complément de choix, bien que très sombre et parfois répétitif. On aurait aimé un Arno beaucoup moins transparent et un scénario plus travaillé. En l’état, c’est vraiment bateau et l’atmosphère étouffante pourra en gêner certains. Les détracteurs de jeux vidéo “stéréotypé” risquent de s’en donner à cœur joie. A défaut de se taper une bâtisse désaffectée ou un cimetière angoissant, on se balade dans les catacombes. Il faut donc aimer, mais le DLC en lui-même est d’une qualité tout à fait acceptable.
Conclusion du rédacteur : BON
Grâce à sa gratuité, Dead Kings s’apparente comme une bonne solution pour prolonger l’aventure Unity. On ne peut toutefois pas s’empêcher de penser que cette “section” aurait pu être intégrée au jeu complet. Là, on se retrouve dans une aventure plaisante, bien rythmée mais on déambule dans des lieux d’une tristesse absolue. C’est sombre, Arno fait office de bigorneau et le scénario n’avance pas vraiment. Un complément sympatoche, quoi !
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