Test Splatoon Raiders : l’encre se met au pillage, et c’est addictif
Pour son premier spin-off sur Switch 2, Splatoon se transforme en jeu de tir et de butin, inspiré de Salmon Run. Plus de 100 armes, des gadgets inventifs et une coopération à quatre : Splatoon Raiders est un défouloir très accrocheur.
Nintendo aime surprendre avec ses licences, et Splatoon ne fait pas exception. Exclusivité Switch 2 sortie le 23 juillet, Splatoon Raiders n’est pas un nouvel épisode de la série principale, mais un spin-off qui transforme le célèbre mode coopératif Salmon Run en véritable jeu de tir et de butin. Le pari est réussi : le jeu a démarré en tête des ventes au Japon, avec près de 475 000 exemplaires physiques en une semaine, et les joueurs l’ont plébiscité.
La lecture charge le lecteur YouTube.Une dette à rembourser
Vous incarnez un Mécano, Inkling ou Octalien personnalisable, embauché par le trio d’idoles Deep Cut (Shiver, Frye et Big Man) pour les emmener aux îles Spirhalite, tout juste remontées à la surface. L’objectif : récupérer des trésors pour éponger la dette colossale de Splatsville. Évidemment, l’hélicoptère s’écrase, et la petite troupe se retrouve coincée sur place. Le scénario reste léger, mais il sert de prétexte joyeux à l’aventure.

Salmon Run devient un jeu à part entière
Le réalisateur Yoshihiko Ito a travaillé sur Salmon Run, et ça se sent. Les ennemis sont les Salmonidés, rejoints par de nouvelles variantes plus coriaces. L’encre reste à la fois votre munition et votre moyen de déplacement : nager dans sa couleur recharge le réservoir. Plus de 100 armes, réparties dans les 11 familles de la série, tombent aléatoirement au fil des combats, avec leurs chiffres de dégâts qui jaillissent au-dessus des ennemis, comme dans tout bon jeu de butin.
La vraie nouveauté, ce sont les gadgets, qui remplacent les armes secondaires. On en équipe deux, sur temps de recharge, répartis en trois catégories : Vitesse, avec par exemple un grappin, Puissance et Tactique, avec notamment des ballons explosifs. Comme ils ne consomment pas d’encre, ils ouvrent de vraies combinaisons de build. Un robot d’exploration, piloté par un membre de Deep Cut, apporte un tir de soutien et une attaque spéciale dévastatrice.

Une boucle qui ne vous lâche plus
Les niveaux alternent les formats : étapes linéaires, îles ouvertes, donjons à étages chronométrés, arènes et épreuves de gadgets. Entre deux raids, on revient au navire-repaire pour améliorer son équipement, fabriquer des pièces et se détendre sur des mini-jeux d’arcade. La progression, avec ses niveaux et ses points de compétence pour la santé, la puissance de feu et les gadgets, est étonnamment profonde. C’est le genre de jeu qu’on a du mal à lâcher, et plusieurs critiques y voient la meilleure campagne solo de l’histoire de Splatoon.
Trois niveaux de difficulté sont proposés. Comptez une douzaine d’heures pour l’histoire, et plus de vingt avec les défis les plus relevés.
À plusieurs, c’est encore mieux
La coopération jusqu’à quatre, en local sans fil ou en ligne, est simple et efficace : la difficulté s’adapte au nombre de joueurs et la progression est partagée. Petite déception, il n’y a pas d’écran partagé, et le jeu en ligne demande un abonnement au Nintendo Switch Online. Les joueurs à haut niveau peuvent aussi se retrouver à aider des débutants, ce qui déséquilibre parfois les parties.

Quelques taches d’encre
La boucle de jeu est accrocheuse, mais les missions finissent par se ressembler, et les sessions en solo prennent parfois des airs de grind. La direction artistique, aux palettes plus sombres que d’habitude, divise également : on retrouve moins l’explosion de couleurs qui fait le charme de la série. Techniquement, le jeu vise 60 images par seconde, et son producteur a indiqué qu’aucun contenu téléchargeable n’était prévu : l’expérience est complète dès le départ.
Verdict
Splatoon Raiders est un spin-off réussi, qui prouve que l’univers de Splatoon peut briller bien au-delà des matchs en ligne. Son tir est toujours aussi grisant, ses gadgets renouvellent la formule et sa boucle de butin rend accro, surtout entre amis. Vendu 49,99 €, c’est un excellent défouloir pour la Switch 2, à qui l’on pardonne volontiers quelques répétitions. Et la console continue d’aligner les succès (lire notre article sur ses ventes).
Fiche technique
- Développeur : Nintendo EPD
- Éditeur : Nintendo
- Sortie : 23 juillet 2026, exclusivement sur Switch 2
- Prix : 49,99 €
- Durée : une douzaine d’heures pour l’histoire, plus de vingt avec les défis
- Modes : solo, coop jusqu’à 4 en local sans fil ou en ligne (abonnement Nintendo Switch Online requis)
Verdict
Splatoon Raiders transforme Salmon Run en jeu de tir et de butin, et la greffe prend très bien. Le tir est vif, les gadgets inventifs et la boucle de progression terriblement accrocheuse, surtout à plusieurs. Un peu répétitif sur la durée, mais drôlement efficace.
On a aimé
- Un tir toujours aussi vif et nerveux
- Les gadgets, qui renouvellent les builds
- Une boucle de butin et de progression très addictive
- Une coop à 4 simple et efficace
- La meilleure campagne solo de Splatoon
- Un prix doux : 49,99 €
On a moins aimé
- Des missions qui finissent par se répéter
- Une direction artistique moins éclatante que d’habitude
- Pas d’écran partagé, en ligne payant via le Nintendo Switch Online
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