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Test Gears of War: E-Day : retour aux sources explosif pour Marcus et Dom

The Coalition remonte le temps jusqu’à l’Emergence Day, le jour où la Horde Locuste a surgi de terre. Gunplay au sommet, mobilité modernisée, claque visuelle sous Unreal Engine 5 et multijoueur généreux : Gears of War: E-Day est un très bon cru.

Marcus Fenix, quatorze ans avant le premier Gears of War. © The Coalition / Xbox Game Studios

Vingt ans après le premier Gears of War, The Coalition remonte aux origines. Gears of War: E-Day, sorti le 6 octobre sur Xbox Series et PC et inclus dès le premier jour dans le Game Pass, raconte l’Emergence Day : le jour où la Horde Locuste a surgi des entrailles de Sera. Le jeu a pris la tête des ventes sur Xbox à sa sortie, et la critique l’a très bien accueilli.

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Le jour où tout a basculé

L’action se situe quatorze ans avant le premier épisode. Marcus Fenix et Dom Santiago rentrent des Pendulum Wars, et leur amitié est mise à l’épreuve par la mort de Carlos, le frère de Dom. Ils rejoignent la Bravo Squad aux côtés de Mags Carter, ancienne Gear reconvertie à la raffinerie d’Imulsion, et de Lucas Reyes, jeune cadet chargé des communications. Les quatre personnages sont jouables dès le début.

Une escouade de Gears fait feu sous une immense structure métallique en flammes face à des Locustes
L’Emergence Day, ou le jour où tout a basculé. © The Coalition / Xbox Game Studios

Le récit se déroule sur trois jours, à Kalona, une ville industrielle fictive inspirée de Vancouver, où est installé le studio : la confusion de la première nuit, le regroupement du deuxième jour, le désespoir du troisième. La caméra ne quitte jamais l’escouade, ce qui donne à l’ensemble une tension de film catastrophe. On connaît la fin de l’histoire, et pourtant la préquelle parvient à toucher, grâce à des personnages attachants.

Le meilleur gunplay de la série

Sur le terrain, E-Day reste un pur Gears : couverture, Lancer à tronçonneuse, rechargement actif et gore généreux. Mais The Coalition a modernisé la mobilité. Le saut, une première dans la série, la glissade, les couverts bas et l’escalade rendent les fusillades plus nerveuses et ouvrent de nouvelles façons de se placer. La presse a été nombreuse à saluer les meilleurs combats en vingt ans de série, et on la rejoint volontiers.

Deux Gears se couvrent derrière une voiture de police sur un pont urbain
Le jeu de couverture, toujours roi, gagne en mobilité. © The Coalition / Xbox Game Studios

L’arsenal accueille quelques nouveautés savoureuses, comme le Gut Puncher, un lance-grenades à détonation manuelle, et l’Incinerator, un fusil à pompe à Imulsion. On assiste même à la naissance du célèbre Lancer. Les E-holes, ces trous béants par lesquels surgissent les Locustes, les effondrements et la destruction des décors entretiennent la pression. Les phases de défense et de pilotage des épisodes récents ont disparu, au profit d’un recentrage bienvenu sur l’action.

Des districts plus ouverts

La campagne alterne missions linéaires et districts ouverts, qui proposent plusieurs approches et des activités facultatives : aider des civils, trouver des objets cachés, récupérer des améliorations. C’est la partie la moins convaincante du jeu : ces zones et leurs objectifs secondaires, assez répétitifs, n’ont pas l’intensité des séquences dirigées. Le rythme s’essouffle aussi par moments sur la durée. Comptez entre 12 et 15 heures pour la campagne, la plus longue jamais produite par le studio, jouable en coopération en ligne à quatre ou en écran partagé à deux sur console.

Horde Siege, l’autre star du jeu

Le multijoueur est l’autre grande réussite. Horde Siege réunit trois escouades de quatre joueurs pour défendre Kalona sur de grandes cartes, face à des boss géants, avec quatre classes (Assault, Marksman, Medic, Breacher). C’est spectaculaire et unique dans la série. Le Versus en 4 contre 4 revient avec ses modes classiques et un mode classé lancé le 13 octobre. Le suivi est déjà là : une première saison, des événements pour Halloween et les 20 ans de la série, et au moins cinq saisons annoncées. Les vétérans regretteront toutefois l’absence de quelques mécaniques historiques, comme le bouclier humain.

Un soldat accroupi derrière un muret devant un bâtiment public éventré, au crépuscule
Kalona, ville industrielle inspirée de Vancouver, ravagée par la Horde. © The Coalition / Xbox Game Studios

Une claque visuelle

Sous Unreal Engine 5, E-Day est l’un des plus beaux jeux de la console. Les éclairages, les matières et les destructions impressionnent, et Kalona en flammes offre des panoramas saisissants. Sur Xbox Series X, trois modes sont proposés, à 30, 40 ou 60 images par seconde, et la Series S suit avec une définition plus modeste. Sur PC, la configuration minimale exige une carte graphique compatible ray tracing, de type RTX 2060 ou RX 6600, et 115 Go sur SSD.

Verdict

Gears of War: E-Day ne bouleverse pas la formule, et c’est sans doute ce que ses fans attendaient. Le gunplay est le meilleur de la série, la mobilité modernisée apporte un vrai souffle, la réalisation est superbe et Horde Siege promet de longues soirées entre amis. Les districts ouverts sont plus ternes, mais l’ensemble est solide, généreux et diablement efficace. Un très bon retour aux sources.

Fiche technique

  • Développeur : The Coalition, avec People Can Fly
  • Éditeur : Xbox Game Studios
  • Sortie : 6 octobre 2026 sur Xbox Series X|S et PC (accès anticipé le 1er octobre)
  • Prix : 69,99 € (Steam), inclus dans le Game Pass Ultimate et le PC Game Pass
  • Durée : 12 à 15 heures pour la campagne
  • Modes : solo, coop à 4 en ligne ou à 2 en écran partagé, Versus 4 contre 4, Horde Siege à 12 joueurs

Verdict

Gears of War: E-Day revient à l’essentiel et le fait très bien. Ses fusillades sont les meilleures de la série, sa réalisation impressionne et son multijoueur promet de longues soirées. Les zones ouvertes sont moins inspirées et la formule reste classique, mais l’Emergence Day valait bien ce retour.

On a aimé

  • Le meilleur gunplay de la série
  • Saut, glissade, couverts bas : une mobilité modernisée
  • Une claque visuelle sous Unreal Engine 5
  • Marcus et Dom, une préquelle touchante
  • Horde Siege, un mode à 12 joueurs spectaculaire
  • Campagne en coop à 4 et en écran partagé
  • Inclus dans le Game Pass

On a moins aimé

  • Des districts ouverts et des missions annexes plus ternes
  • Un rythme qui s’essouffle par moments
  • Une recette très fidèle à la série

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