Test Onimusha: Way of the Sword : le retour triomphal du sabre de Capcom
Vingt ans après le dernier épisode, Onimusha revient avec Miyamoto Musashi dans un Kyoto envahi par les démons. Combats au sabre d’une précision rare, boss mémorables et héros charismatique : Capcom signe une renaissance éclatante.
Vingt ans après le dernier épisode, la série culte de Capcom sort enfin de son sommeil. Onimusha: Way of the Sword, disponible depuis le 4 septembre sur PS5, Xbox Series, PC et Switch 2, s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires dès le premier jour. La critique l’a accueilli avec enthousiasme, et certains n’ont pas hésité à parler de chef-d’œuvre. Il faut dire que Capcom a mis les petits plats dans les grands.
La lecture charge le lecteur YouTube.Musashi contre les démons
Direction le Kyoto de l’époque d’Edo, revisité à la sauce dark fantasy. Le légendaire Miyamoto Musashi et son rival Sasaki Ganryu sont attaqués par les Genma, des démons. Ramené à la vie par une mystérieuse figure, Musashi se retrouve lié à un gantelet oni qui absorbe les âmes et abrite l’esprit d’une femme, Shizuka. Pour s’en défaire, il devra le nourrir d’âmes de Genma, aidé de Takamura, gardien de la Porte Oni, et de son assistante Okuni.

Le visage et les manières de Musashi s’inspirent de Toshiro Mifune, l’acteur fétiche d’Akira Kurosawa, et l’hommage se prolonge dans des cinématiques très cinématographiques. Le héros est charismatique, souvent drôle, et ses relations avec Shizuka, Okuni et Takamura donnent à l’histoire une vraie chaleur. Le jeu est doublé en français, mais la VO japonaise colle particulièrement bien à l’ambiance.
Le sabre, rien que le sabre
Le cœur du jeu, c’est son système de combat, et il est formidable. Les enchaînements légers et lourds ne consomment pas d’endurance, et toute la profondeur se joue dans la défense : garde, esquive, parade et déviation. Un code couleur signale quelles attaques doivent être déviées, lesquelles sont imparables et lesquelles ne peuvent qu’être esquivées.
La grande idée s’appelle l’Issen : une contre-attaque déclenchée au moment parfait, qui peut s’enchaîner d’un ennemi à l’autre. Une fois l’endurance d’un adversaire brisée, le Break Issen permet une exécution, et sur les boss, on choisit même le point faible à frapper : le rouge pour les dégâts, le violet pour récolter davantage d’âmes. Les âmes elles-mêmes sont au cœur du système : jaunes pour se soigner, rouges pour améliorer ses compétences, bleues pour recharger les armes Oni. Attention, les boss peuvent aussi les absorber et gagner en puissance en plein combat.

Les boss, justement, sont la plus grande réussite du jeu. Plusieurs critiques les ont comparés aux meilleurs de Sekiro, et certains les placent parmi les meilleurs que Capcom ait jamais créés. Chaque affrontement est un duel tendu, lisible et spectaculaire.
Un Kyoto à reconquérir
Plutôt qu’un monde ouvert, Onimusha mise sur une structure en étoile. Kyoto sert de hub semi-ouvert que l’on reconquiert en fermant des failles Genma et en détruisant des plantes de Malice, avant de partir en mission vers des temples, des montagnes, des forêts ou le palais impérial. Les quêtes annexes sont nombreuses : enquêtes de Dame Murasaki, cartes au trésor, chasses aux Genma volants, portails cachés qui racontent le passé de Shizuka, statues de chiens-lions associées chacune à un mythe japonais.

C’est là que le jeu est le moins à son avantage : le Kyoto semi-ouvert et ses activités annexes, répétitives et peu doublées, n’ont pas l’éclat des missions principales et cassent parfois le rythme. La difficulté peut aussi surprendre : certains trouvent le début trop facile, d’autres des pics inattendus. Mais la durée de vie est généreuse, avec une vingtaine d’heures pour l’histoire et une trentaine pour tout voir, plus un New Game+, une difficulté Carnage et la possibilité de rejouer les boss depuis le hub.
Une technique solide, jusque sur Switch 2
Sur PS5 et Xbox Series X, le mode Qualité affiche une 4K native entre 30 et 40 images par seconde, et le mode Performance vise 60 images par seconde. La version Switch 2 est une très bonne surprise : Digital Foundry la considère comme probablement le meilleur portage Capcom sur la console à ce jour, avec un 30 images par seconde stable et une option débloquée. Une démo gratuite est disponible sur toutes les plateformes.
Verdict
Onimusha: Way of the Sword est la renaissance que les fans n’osaient plus espérer. Son système de combat au sabre est l’un des plus gratifiants du genre, ses boss sont mémorables et Musashi s’impose comme un héros attachant. Le hub de Kyoto aurait gagné à être plus resserré, mais l’essentiel est là : on ressort de chaque duel avec l’envie d’y retourner. Un grand jeu d’action.
Fiche technique
- Développeur et éditeur : Capcom
- Sortie : 4 septembre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Switch 2
- Prix : 69,99 € (Steam), démo gratuite disponible
- Durée : une vingtaine d’heures pour l’histoire, une trentaine avec les quêtes annexes
- Modes : solo
Verdict
Onimusha: Way of the Sword est un retour en grâce. Ses duels au sabre, d’une précision et d’une intensité rares, et ses boss d’anthologie le placent parmi les meilleurs jeux d’action de l’année. Le hub de Kyoto est moins inspiré que le reste, mais Musashi méritait bien ce come-back.
On a aimé
- Des combats au sabre d’une précision remarquable
- Le système d’Issen, grisant à maîtriser
- Des boss parmi les meilleurs de Capcom
- Musashi, héros charismatique et drôle
- Une mise en scène inspirée du cinéma de sabre
- Un beau portage Switch 2
- Généreux : 20 à 30 heures, New Game+ et difficulté Carnage
On a moins aimé
- Un Kyoto semi-ouvert moins inspiré que les missions
- Des quêtes annexes répétitives
- Une difficulté parfois mal dosée
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